La Fondation Air Liquide, toujours soucieuse d’accompagner les projets de recherche liés à l’amélioration de la fonction respiratoire, s’est engagée à soutenir le programme de recherche mené par l’Inserm sur l’inflammation respiratoire induite par le syndrome d’apnée du sommeil (SAS).
Le SAS touche près de 10% de la population en France. Cette affection se manifeste pendant le sommeil par des arrêts respiratoires (hypoxie) et des reprises ventilatoires (réoxygénation) à répétition. Mais plus globalement, le SAS, se répercute de façon plus grave sur la santé, notamment par le biais de complications cardiovasculaires.
Un programme de recherche, mené sur quatre ans dans le cadre du projet « Sommeil » de l’Hôpital Bichat à Paris, a été initié, associant à la fois une dimension clinique et une dimension fondamentale. La phase de recherche fondamentale, soutenue par la Fondation Air Liquide, est assurée par une équipe de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), sous la supervision du Professeur Marie-Pia d’Ortho.
L’objectif du projet est de déterminer les conséquences que peut avoir l’hypoxie intermittente au niveau des cellules respiratoires et vasculaires. La méthode ? Grâce à une série de tests et de simulations sur un modèle in vitro d’hypoxie intermittente, les médecins pourront caractériser la réponse inflammatoire respiratoire et vasculaire qu’elle provoque.
Grâce à l’identification des causes de l’inflammation générale et respiratoire liée au SAS, l’étude permettra l’amélioration de la prise en charge des patients concernés, par la prescription de nouveaux anti-inflammatoires.