Changement de cap pour Jean-Louis Etienne 

Changement de cap pour Jean-Louis Etienne : les deux semaines de traversée aérienne du Pôle Nord en solitaire jusqu’à l’Alaska se sont transformées en 6 jours de vol très intenses et un atterrissage forcé en Sibérie.

Jean-Louis EtienneD’abord, 36 heures de traversée du Spitzberg en plein brouillard, à voler bas entre mer et montagnes, puis 12 heures de calme plat, vue sur la banquise. Malgré quelques frayeurs, la situation est sous contrôle…jusqu’à ce que Dame Nature s’en mêle ! Premier déficit d’électricité par manque d’ensoleillement sur les panneaux solaires et tempête violente imposent à Jean-Louis Etienne 15 heures de pilotage à la main, entre 150 et 300 mètres d’altitude, à 90 km/h : tendu. Un rechargement des batteries à 3000 mètres fait dévier le ballon de sa trajectoire originelle. Nouvelle descente à 300 mètres et les difficultés s’accumulent : déficit d’électricité, pilotage manuel, remontée à 5000 mètres, hallucinations, surcharge électrique endommageant le tableau de bord, fuite de gaz…: rejoindre la côte russe devient inévitable et au plus vite !

Le 6ème jour, après une traversée périlleuse, Jean-Louis Etienne survole et atterrit sans autorisation en Sibérie. Des imprévus certes, mais mission scientifique accomplie : Jean-Louis Etienne a pu, malgré tout, réaliser les mesures du CO2 atmosphérique pour analyse par le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement : ces données permettront de mieux comprendre les évolutions du changement climatique.

A peine de retour sur terre, l'infatigable médecin-explorateur songe déjà à ses prochaines aventures en savourant son exploit : être l’auteur du premier survol du Pôle Nord en ballon.